L'ECONOMIE NATIONALE DE L'UNION DES COMORES

L’activité économique de l’Union des Comores s’est déroulée en 2011 dans un contexte d’évolution de la croissance. Elle a été marquée par une croissance du Produit intérieur brut (PIB) en volume de 1,9% en 2009, puis 2 ,2% en 2010. On estime le PIB en 2011 à 2 ,6%. Cette reprise est essentiellement liée au regain d’activité du secteur du BTP, par l’affermissement du secteur financier, par une bonne production agricole mais aussi par les envois de fonds de la diaspora. En dépit d'une conjoncture internationale défavorable, les envois de fonds des expatriés, qui constituent l’une des principales sources de financement et de soutien de l’économie des Comores, ont maintenu leur dynamisme et ont été facilités par l’ouverture de guichets des postes comoriennes en France.

La BIC - Moroni
Les cours des principales matières (vanille, girofle et ylang-ylang) connaissent une reprise progressive sur le marché international par rapport à ces dernières années. Selon la note de conjoncture du 1er semestre 2011 de la Banque Centrale, la filière vanille repart progressivement à la hausse, après avoir traversé une conjoncture difficile ces dernières années suite à des feux de forêt qui ont ravagé une grande partie des plantations de l’une des régions les plus productrices. On estime la production de vanille à plus de 50 tonnes en 2011 contre 30 tonnes en 2010. La production d’ylang-ylang, un arbre dont la fleur est très recherchée par l’industrie des parfums et dont les Comores demeurent le premier producteur mondial, se situe dans sa phase haussière avec une production qui devrait dépasser les 50 tonnes tandis que le girofle, première production de rente en terme de quantité, accusera une forte baisse à 2.500 tonnes, après 4.000 tonnes en 2010. La chute des prix de l'ylang-ylang observée en 2009 s’est atténuée et on prévoit un retournement de tendance.

Concernant la production alimentaire, le secteur bénéficie de pistes de relance avec la signature d’une convention de partenariat entre le gouvernement comorien et l'AMIE (Association appuyant les micro-entreprises), appuyées par la communauté des bailleurs afin d’améliorer la production vivrière. Des bailleurs de fonds comme l’UE, l’AFD, FIDA, ont mis en place des lignes de crédit dans les institutions de micro-finance constituant des garanties à l’octroi des crédits productifs.

Malgré les potentialités de l’agriculture comorienne et la multiplication des initiatives en sa faveur, la production alimentaire continue d’être handicapée par la faible mécanisation et les difficultés de transport et de conservation des denrées.

Le secteur de la pêche emploie 6% de la population active. Les contraintes de ce secteur sont la pratique des techniques artisanales, le manque d’infrastructures, le prix de vente trop élevé, et l’insécurité en mer. Dans le cadre du nouveau protocole de pêche signé avec l’UE, Le gouvernement comorien a bénéficié de 12 navires de plus et d’une enveloppe annuelle de 300.000 euros afin d’améliorer les infrastructures des ports comoriens. Le secteur de l’élevage est fortement concurrencé par les importations de viande et de volaille. Toutefois l’élevage des ruminants connait quelques progrès notamment dans la production laitière.

Le secteur secondaire présente un léger ralentissement lié au poids de la crise économique et financière en raison de la grande dépendance de ce secteur aux produits importés (pétrole, matériaux de construction, etc.) dont les prix ont augmenté sur le marché mondial. La production d’électricité s’est légèrement améliorée ce qui a permis un meilleur dynamisme du secteur secondaire et tertiaire.

Le tourisme reste un secteur sous-exploité malgré les potentialités touristiques dont les Comores disposent. La construction d’un hôtel sur le site de l’ancien Galawa, dont le coût est estimé à 70 millions USD, a été confiée à des industriels du Qatar. Aujourd’hui ce secteur est dominé par le tourisme de visite, avec des Comoriens qui vivent à l’étranger et rentrent au pays pour visiter la famille et les amis.

Les services et le commerce de détail touchés par la disparition en mer d'un avion de Yemenia Air le 30 juin 2009 reprennent progressivement et les flux des arrivées à la frontière repartent à la hausse.

Retenu comme activité prioritaire dans le Document stratégique pour la réduction de la pauvreté, le secteur du tourisme a pour objectif de porter ses capacités d’accueil de 500 à 2.000 lits en 2014 et de créer 2.500 emplois.

D’une manière générale, les exportations des biens ont progressé. Malgré une baisse de la production, le girofle a constitué le principal produit exporté, générant un revenu de 1 ,7 milliard FC (source BCC). Concernant la vanille, les quantités exportées ont augmenté de 27% en 2011, avec un revenu généré de 308 millions FC contre 226 millions en 2010. Le premier semestre 2011 enregistre une hausse de 11% de la valeur de la CAF des importations. Les importations de produits pétroliers ont enregistré une hausse de 4% en valeur au premier semestre 2011.

Les Comores ont conclu un partenariat avec les pays émergents. Dans le cadre des relations avec la Ligue arabe, les pays de la péninsule arabique et du Conseil de coopération du Golfe appuient les efforts de développement des Comores. Lors de la conférence de Doha, qui s’est tenue en 2010, des accords comportant des engagements estimés à plus de 500 millions USD ont été signés.

Dans le cadre de la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP), les Comores mettent en œuvre un programme de réformes au titre de la FEC. L’engagement du FMI est estimé à 20 millions USD ; Les Comores pourraient bénéficier d’une réduction irrévocable de la dette et, au titre de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM), d’une annulation de sa dette éligible par le FMI, l’Association internationale pour le développement (AID) et le Fonds africain de développement (FAD). Pour y parvenir, le pays doit maintenir de façon satisfaisante la stabilité macroéconomique, mettre en œuvre sa stratégie nationale de réduction de la pauvreté et améliorer la gestion des finances publiques.

Présentation
Présentation des Comores

L’Archipel des Comores est situé au Nord-Est de Madagascar, à l’entrée du Canal de Mozambique. Apparu à l’ère tertiaire, celui-ci compte une trentaine... Lire la suite »

Les institutions
Les institutions

L’Assemblée nationale est, selon la Constitution, l’organe législatif de l’Union. Elle est composée de trente trois députés élus pour un mandat de cinq (5) ans... Lire la suite »

L'économie
L'économie

L’activité économique de l’Union des Comores s’est déroulée en 2011 dans un contexte d’évolution de la croissance. Elle a été marquée par une croissance du Produit intérieur brut (PIB)... Lire la suite »

Le tourisme
Les médias

A présent, la clientèle touristique à but familial et personnel est dominante. Il s’agit du segment le plus important qui connaît une croissance forte et stable... Lire la suite »

Documents à télécharger

Les partenaires

Tous les partenaires »