INVESTIR AUX COMORES

L’amélioration des infrastructures et des moyens de communications est primordiale pour assurer un décollage économique pérenne et assurer la croissance. Cela nécessite des investissements significatifs pour créer les conditions d’une telle relance. L’insuffisance, la mauvaise qualité, et la gestion déficiente des infrastructures (routes, ports, aéroports) accroissent les coûts des échanges intra et inter-îles, renchérissent le coût des intrants importés, réduisent la compétitivité des entreprises, augmentent de facto les prix des produits importés et réduisent le pouvoir d’achat des ménages, notamment des plus démunis.

TRANSPORTS

Bien que le caractère insulaire du pays constitue un atout pour le développement du secteur des transports, les Comores accusent des faiblesses réelles dans ce domaine. Le coût des transports internationaux est trop élevé et les Comores ne disposent pas de liaisons directes et fréquentes avec les grands marchés internationaux. Les Comores souffrent également de l’absence d’une compagnie nationale de transports aériens. Depuis la disparition, en 1994, de la compagnie Air Comores, le secteur du transport aérien inter-îles et régional a été repris en mains par des opérateurs privés. L’un d’eux, Air Service Comores s’est vu retirer récemment sa licence d’exploitation. Toutefois, plusieurs projets sont en étude pour la création prochaine, en partenariat avec des compagnies étrangères, d’une compagnie nationale de transport aérien à vocation internationale.

Pour l’instant, le trafic aérien est assuré par 5 compagnies étrangères (Yemenia, Air Austral, Kenya Airways, Air Tanzanie, Air Madagascar). Ces compagnies affichent un taux de remplissage record de juin à septembre, qui correspond à la période des vacances en Europe, en France notamment, où réside une forte diaspora comorienne. Elles alignent une capacité totale hebdomadaire de 1.650 sièges en basse saison et plus de 2.600 sièges en haute saison. Les Comores n’ont plus de liaison directe avec Johannesburg alors que cet aéroport dispose de nombreuses connections vers tous les grands marchés émetteurs. Les Comores ne profitent donc pas de leur proximité avec l’Afrique du Sud, qui est le plus grand marché émetteur de touristes en Afrique, et qui est situé à moins de trois heures de vol.

Le trafic aérien inter-îles reste limité, et ne concerne que le transport des passagers.

Le transport maritime est tout aussi vital pour un pays insulaire. Une quinzaine de petits bateaux et de vedettes rapides assurent les liaisons inter-îles et régionales. La capitainerie enregistre une quarantaine de mouvements de navires par mois. Ces navires souffrent de mauvais état, manque d’entretien, pannes etc...

Les Comores ont ratifié toutes les conventions internationales relatives au transport maritime, notamment en matière de sécurité.

ROUTES

Les infrastructures aux Comores
Les infrastructures routières contribuent grandement à intensifier l’activité économique et la croissance en facilitant la circulation des marchandises et des personnes. L’impact direct des infrastructures routières sur l’amélioration des conditions de vie de la population est indéniable. Elles sont un facteur d’intégration sociale, un moyen d’accès aux services administratifs, aux centres de soins, écoles, etc. Un bon réseau routier contribue également au développement du tourisme. Le réseau routier comorien compte environ 553 km de routes bitumées dans un état assez dégradé, et de 240 km de routes et pistes en terre, certaines devenues quasi impraticables. Le réseau routier est mal entretenu, faute de moyens et d’un personnel qualifié.

Le gouvernement de l’Union des Comores a pris l’initiative de réparer les routes au niveau des trois iles avec des perspectives de construire de nouvelles pistes pour faciliter la circulation des biens.

L’Etat comorien a donc signé un contrat avec un groupe anglais dénommé Colas pour construire 41 km de routes : 17 km à Ngazidja, 17 km à Anjouan et 6 km à Moheli. Le groupe Colas va débuter les travaux à Anjouan, puis à Mohéli pour terminer à Ngazidja. Pour la Grande Comore, la route de Mbouéni est classée prioritaire. Les travaux ont commencé et sont réalisés par la société EGT. Pour les autres routes de la capitale, les travaux sont confiés à la société Coulaq HSS.

Pour les autres routes, environ 12 millions de francs issus du fonds de la citoyenneté économique seront mobilisés et en plus des ressources issues de la conférence de Doha de mars 2009, les financements du Fonds saoudien d’un montant de 30 millions de dollars sont inscrits pour financer le secteur. L’Union européenne à travers le 10e FED va financer à hauteur de 27 millions d’euros la réfection des routes existant dans l’ensemble des trois îles. Le programme prévoit un appui global autour de l'entretien routier sur une période de 5 ans.

Cela nécessite un renforcement institutionnel des structures chargées de la planification, du suivi et du contrôle, un appui au renforcement des capacités des entités chargées de la mise en œuvre des travaux, la mise en place de l'institution du Fonds d'entretien routier (FER) en gestion autonome qui devra acquérir progressivement son autonomie financière à travers une contribution dégressive au financement de ce FER durant cette période. Dans un premier volet, un programme intitulé Programme d'appui au développement durable du secteur des transports' (PADDST I) a été signé en mars 2010 pour un montant de 16,6 millions d'euros. L’objectif général poursuivi par ce programme est d’assurer un développement durable et cohérent du secteur routier pour permettre à celui-ci de contribuer à la croissance de l’économie du pays et à la réduction de la pauvreté. Un deuxième volet du PADDST II à hauteur de 10,4 millions d'euros est programmé pour l'année 2012 afin de poursuivre les mêmes objectifs que le PADDST I.

LE PORT

Le port de Moroni
Créée le 15 juin 2001, l’APC (Autorité portuaire des Comores), établissement public à caractère industriel et commercial, assure l’exploitation technique et commerciale des ports comoriens. Elle est entre autres, responsable de la sécurité des navires, la manutention lors des opérations de déchargement et de l’embarquement des marchandises. La création de l’APC a permis un regroupement de compétences jusqu’alors reparties dans divers intervenants pour assurer une meilleure efficacité.

Au port de Moroni l’activité de manutention a été privatisée. Elle était assurée par une société de manutention de Sharjah dénommé GULFCOM. Actuellement la manutention du port est prise en charge par le Groupe Cofipri et Bolloré Africa Logistics. Les priorités de Bolloré Africa Logistics sont de revoir à la baisse les prix, informatiser la manutention et travailler avec l’ensemble des salariés formés. Le montant des investissements est estimé à 9 millions d’euros, afin de répondre à tous les besoins du port.

Concernant la construction du port de plaisance de Moroni par le Groupe HSS, les travaux ont commencé. Le groupe HSS qui est un groupement de plusieurs sociétés internationales a constaté que les Comores manquent d’infrastructures, surtout au niveau du transport maritime.

Financé par des entrepreneurs arabes, Le projet prévoit de construire 4 ports dans les 3 îles à hauteur de 400 millions de francs, il devrait générer entre 200 et 400 emplois qui seront repartis entre Comoriens et expatriés. Selon les concepteurs du projet, le port de Moroni à Ngazidja et celui qui sera construit à Domoni (Ndzuwani) seront à vocation internationale, compte-tenu de leur situation géographique. Pour améliorer la destination touristique des îles, ces deux infrastructures seront complétées par deux ports de liaison inter-îles à Hoani (Mwali) et Vassi à Ndzuwani.

Les infrastructures « modernes et incontournables pour la circulation des biens et des services » constitueront un outil économique majeur pour le Comores.

Ces ports devraient rendre le trafic inter-îles fréquent et plus agréable avec des embarcations modernes, rapides et présentant plus de sécurité pour les biens et les personnes.

AEROPORTS

L'aéroport international
L’installation en 2004 de l’ASECNA (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar) se traduit par un renforcement des mesures de sécurité à l’aéroport international Moroni Prince Said Ibrahim (AIMPSI), avec l’installation d’équipement de détection, et des aménagements sécuritaires, notamment un scanner pour le fret, exigé par les compagnies internationales.

L’ASECNA a pour mission la conception, la réalisation et la gestion des installations et services ayant pour objet la transmission des messages techniques et de trafic, le guidage des aéronefs, le contrôle de la circulation aérienne, l’information en vol, la prévision et la transmission des informations dans le domaine météorologique, aussi bien pour la circulation en route que pour l’approche et l’atterrissage sur les aérodromes dont elle a la charge.

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Présentation des Comores

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Les institutions
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